Domaine de Chafalet

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Sylvie Ramu : Le livre

« Sculptures »
Format 21,5 x 30; 92 pages

Actuellement en vente à Genève:

Librairie Payot Rues Basses et Cornavin
Librairie Des Livres et Vous, Centre commercial de la Praille
Librairie du Boulevard, rue de Carouge
Librerit, Carouge
Librairie de Dardagny

Ainsi que dans les galeries exposant les sculptures de Sylvie Ramu

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Journée caves ouvertes Genève 2017

Nous serons heureux de vous accueillir dans notre domaine lors des caves ouvertes
le samedi 26 mai 2018.

Les tendres personnages de Sylvie Ramu

ILS ATTENDENT, ILS DISCUTENT, ILS CHANTENT… LA SCULPTRICE GENEVOISE SYLVIE RAMU CRÉE DES PERSONNAGES EN BRONZE DE COULEUR, AUTANT D’HOMMAGES POÉTIQUES AU QUOTIDIEN DE LA VIE. RENCONTRE.

Caché dans le minuscule hameau d’Essertines, au cœur des vignobles de Dardagny, dans le canton de Genève, le Domaine de Chafalet se mérite! Mais lorsqu’il apparaît au détour d’une ruelle, sous sa grande arche rouge, il séduit au premier regard. C’est là, entre les vignes et les écuries des chevaux, que se dresse une belle maison vieille de plusieurs siècles. C’est là, entre on mari et ses sept enfants, que Sylvie Ramu réalise ses sculptures, des personnages en bronze, tendres et poétiques, immortalisés dans des poses du quotidien – assis sur un banc, attendant un bus, chantant… –, comme si l’artiste voulait retenir tous ces petits riens qui font l’existence.

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La rencontre entre Sylvie Ramu et la sculpture tient de l’histoire qui commence mal et qui finit bien. «J’ai été gravement malade lorsque j’étais enceinte, et j’en avais gardé beaucoup d’angoisse. Mais je me suis rendue compte que travailler la terre m’apaisait.» A partir de 1996, elle suit des cours chez le sculpteur Otto Bindschedler où elle apprend le nu, avant d’imaginer, huit ans plus tard, son propre style et ses personnages en bronze de couleur, une nouveauté à l’époque. «Je ne me sentais pas à l’aise avec le nu, avec le regard que le spectateur pose sur le corps, sur ses courbes», dit-elle. Elle commence par réaliser un portrait de famille, un cortège nuptial – un souvenir d’enfance –, un personnage en appelant un autre, puis un autre. Des chorales voient le jour – symboles, pour l’artiste, de l’unité, du rassemblement et de la paix –, mais aussi des hommes que l’on imagine en pleine discussion un soir d’été, assis sur un banc, ou encore trois femmes enceintes – une Africaine, une Asiatique et une Blanche – parce qu’il est bien «de rappeler dans le contexte actuel que l’on vient tous du même endroit». Mais Sylvie Ramu ne se considère pas pour autant comme une artiste engagée. Ou alors en faveur de la vie, qu’elle célèbre dans chacune de ses sculptures. «Mon seul message est la tendresse, le plaisir et, bien sûr, l’humour dont je ne peux pas me passer, il m’aide à tirer ma charrette au quotidien.»

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A l’origine de chaque personnage, il y a un geste, comme celui d’une dame à Barcelone qui tire machinalement sur sa jupe pour cacher son genou tout en continuant à parler avec son amie. «C’est la pulsion du geste qui compte; à partir de là, on peut rêver, tout imaginer. Je ne fais pas de croquis préalable, je n’y arrive pas, j’ai besoin de commencer à toucher la matière, à la modeler. Parfois la pièce me vient facilement, mais pas toujours. Parfois elle ne résiste pas non plus à mes maladresses, mais je n’en fais pas un drame: ça passe ou ça casse, c’est tout. L’autre jour, j’ai roulé avec l’élévateur sur un moule, il n’y aura donc jamais plus que deux exemplaires de cette pièce, mais ce n’est vraiment pas grave, dit-elle en riant. Je veux que la sculpture reste un plaisir et pas une source de souci.»

ODILE HABEL

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